Il était une fois la démone du mont Pavor qui régnait en maître
sur la condition humaine. De son monde elle distribuait plaisanteries malveillantes,
jeux d'attitude contre soi, non- respects, douleurs de l'âme et pour ce faire,
drapée de doutes, elle se munissait d'une baguette maléfique qui portait le nom
de Dia.
Et Dia séparait du monde de la douceur, et testait la foi des hommes, leur foi
en eux, cherchant par là même à les priver de l'énergie de vie : l'amour
Elle
divisait avec délectation, et pourtant voyait parfois ses pouvoirs limités par
la puissance bienveillante de Déesses, Fides déposait des graines de foi et de
confiance, Ausus, elle etait désireuse de vouloir le bien, Fata régnait sur les
destinées…
Un
matin elle se retrouvèrent toutes les trois auprès de Dubitarée, jeune femme du
mont O Dare, la déesse de Pavor avait instillé son venin et Dubitarée en proie
aux affres du doute et de la confusion se tordait de douleurs, et, devant tant
de "souffr-errance", elles décidèrent de lui chuchoter dans le creux de la main
le souffle divin :
"Oh Bella, sache que :
seuls
les Dieux et les Déesses dans leurs immenses orgueils sont les dépositaires de
l'énergie parfaite, mais que chaque être porte aussi en lui cette énergie, tout
comme l'illusion de son absence. Nous t'offrons aujourd'hui l'audace de le penser,
va, et poursuit ton chemin…"
Dubitarée,
s'en alla désemparée, porter l'amour en soi, ressembler à une déesse était-il
possible ? comment trouver cela en soi ? elle s'en fût, méditative, et chemin
faisant entra dans une pharmacie, où elle acheta des comprimés à base d'extraits
de pêche et d'alcool de patate, puis alla dans une librairie, dubitative, peut
être trouverait-elle une recette, mieux un protocole ?
Tout ceci était une tâche bien difficile, dérangeante, hasardeuse ; s'engouffrer
toute seule au profond de soi, qu'avait-elle donc à y découvrir ?
Elle
y découvrit, éblouie, quelques mois plus tard en refermant la porte du travail
sur soi : la lumière que chacun porte en soi.
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