- ou quand je refuse d'écouter ce que je suis au plus profond de moi, et nie mes
besoins affectifs, physiques, spirituels, intellectuels ou oniriques, mon corps
exprime par un symptôme, un tic, un comportement gênant, un mal être récurrent,
un "mal a dit" ce non-respect de moi-même…
Non
je ne somatise pas au hasard… mais je mets en œuvre une symptomatologie qui comme
une métaphore me dit mon mal-être : cette modification du sens par substitution
analogique, va en quelque sorte me donner les moyens de comprendre, de décrypter
symboliquement cette perte d'équilibre qui est la mienne à ce moment là.
Et
ainsi mon corps me parle des besoins de mon âme, la maladie, le comportement gênant
ou l'accident devenant les moyens d'expression de celle-ci.
"nous
ne sommes pas là pour guérir de nos maladies, mais la maladie est là pour nous
guérir" Jung
Je
comprends alors qu'une maladie m'affectant dans l'apparence uniquement sur un
niveau physique ( maladie, comportement limitant etc..) prend sa source en réalité
sur bien d'autres niveaux : mental, émotionnel, énergétique et spirituel...
"Guérissez
en premier l'esprit, l'âme ou la conscience, et le corps retrouvera l'état de
santé originel" disent les moines bouddhistes.
Etonnant de réaliser qu'à l'air de la communication tout azimut on rechigne encore
à aller à la rencontre de soi, et, qu'on le veuille ou non force sera de reconnaître
que continuer à se nier ne mène pas à l'éveil de notre conscience.
"connais-toi toi-même
" disait déjà Socrate…
Un travail thérapeutique revient à aller à la rencontre de soi et d'oser penser
l'éveil de sa conscience, ce qui nécessite plusieurs choses : oser se faire face,
oser se rencontrer, oser, oser envisager que l'on a sa part de responsabilité
dans tout ce que l'on vit ( même la maladie ) et que la loi du hasard n'est là
que pour se disculper à ses propres yeux de ce que l'on n'ose pas réaliser.